Voici une excellente vidéo trouvée sur ce blog qui a le mérite de “montrer” les défauts malheureusement classiques de bon nombre de présentations.
Sans commentaires…
Pour partager ce billet :
Voici une excellente vidéo trouvée sur ce blog qui a le mérite de “montrer” les défauts malheureusement classiques de bon nombre de présentations.
Sans commentaires…
Si, comme moi, vous utilisez beaucoup d’outils en ligne pour gérer / stocker / publier des documents, vous devez avoir le même souci que moi lorsqu’il s’agit de retrouver une info stockée dans l’un de ces outils… Oui, mais dans lequel???
En effet, les outils en ligne sont intéressants à plus d’un titre par rapport aux outils classiques (logiciels installés ou papier) mais ils ne simplifient pas tout.
Si vous en utilisez plusieurs, il peut être relativement fastidieux de retrouver où est telle ou telle information ou tel ou tel document. C’est un peu comme au temps du papier où l’on ne savait plus dans quel tiroir ou dans quelle armoire était rangé ce que l’on recherche.
Certes, chaque outil en ligne propose souvent son propre outil de recherche mais il se cantonne à son propre contenu. Il faut aller dans chaque outil pour chercher et peut-être trouver. Sinon on passe au suivant…
Greplin, la recherche universelle !
Le principe de Greplin est simple mais terriblement efficace.
Vous connectez Greplin aux outils que vous utilisez :
- Réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Yammer, LinkedIn
- emails & calendriers Google
- Documents : Evernote, Dropbox, Google Docs
Greplin indexe ensuite le tout et vous donne accès à un moteur de recherche dans tous ces contenus. Il est utilisable en ligne, mais aussi en version mobile (application iPhone).
En voici une démonstration :
A titre personnel, j’utilise Greplin en version payante pour avoir tous les services que j’utilise indexés par Greplin. Cela m’a déjà permis de retrouver très rapidement des emails ou fichiers que j’aurais mis plusieurs minutes à retrouver sans Greplin.
A une époque où l’infobésité guette, rien ne vaut un bon moteur de recherche pour ne pas se perdre !
Pendant 2 jours, j’assité au World Creativity Forum 2011 organisé en Belgique par FlandersDC.

Une occasion pour se questionner sur ce qu’est la créativité, d’où vient-elle, comment la favoriser et comment passer des idées au concret.
Vous trouverez ci-dessous 2 cartes mentales résumant les interventions principales de chaque journée.
Qu’en retenir ?
Tout d’abord, nous sommes tous des créatifs en puissance. Il n’y a pas de prédisposition ou de gêne de la créativité. C’est la fin du mythe du génie !
Merci à JN Chantreuil pour cette vidéo trouvée sur son blog
La créativité est plus un processus itératif d’améliorations continues qu’un réel éclair de génie. Cela a été illustré à plusieurs reprises en citant notamment Apple qui est souvent qualifiée d’entreprise créative mais qui n’est jamais l’inventeur à proprement parler de ce qu’elle commercialise. Apple est spécialiste de la simplification, de la popularisation, du marketing… Il s’agit souvent d’imitations et on peut donc légitimement se poser la question de la frontière en créativité et plagiat.
Pour ce qui est des conditions nécessaires à la créativité, celle qui ressort le plus est le calme. En effet, difficile d’avoir l’esprit créatif lorsque l’on est constamment sollicité (email, SMS, tweets..). La créativité requiert du calme et de l’isolement.
La ténacité est aussi un élément de la créativité car l’échec fait partie intégrante de la créativité et de l’innovation. Il existe nombre d’exemples et le plus parlant évoqué lors du forum est la création de Wikipédia par Jimmy Wales. En effet, il a échoué à plusieurs reprises avant d’arriver à trouver la recette miracle qui a fait de Wikipédia un succès.
Thomas Edison sur l’échec :
Un autre point favorisant l’innovation est… le manque d’argent. En fait, cela ne favorise pas forcément la génération de nouvelles idées mais plutôt la transformation des idées en produits / services commercialisables. En effet, et l’exemple donné par Malcolm Gladwell sur Xerox Park et Apple est assez éloquent, la recherche requiert des moyens financiers importants (locaux, labos, chercheurs…) qui sont tous focalisés sur un objectif : créer, inventer… Mais commercialiser est une autre paire de manches ! Xerox Park a inventer la souris mais une souris à 300$ ! Apple, qui n’avait pas le budget de Xerox Park et dont l’objectif était de vendre à des gens qui n’ont pas 300$ pour une souris a donc repris à son compte l’idée et “supprimer” le superflu. La contrainte de budget qu’avait Apple a engendré une étape de créativité qui a rendu possible la transformation de l’idée de base en un produit commercialisable.
Cette histoire de Xerox Park et Apple montre comment la créativité et l’innovation si on considère la genèse d’une idée jusqu’à sa commercialisation nécessite des profils différents à chaque étape du cycle. Pour mener à bien tout ce qui est nécessaire à ce cycle, il faut mixer les bonnes personnes : les inventeurs (les Géotrouvetout ou Professeur Tournesol), les faiseurs (ceux qui vont éliminer le superflu pour rendre le produit / service commercialisable) et les “perfectionneurs” (ceux qui vont améliorer continuellement par petites étapes).
Pour explorer les interventions du forum, les voici sous forme de mindmap. Sinon, vous pouvez les revoir en ligne sur le site de FlandersDC.
Jour 1 :
Jour 2 :
Ce fut donc 2 jours très riches et je ne saurais que vous conseiller les prochaines éditions de ce forum !
Je sais, cela fait un moment que je n’ai rien posté sur ce blog. Plein d’excuses, bonnes ou mauvaises…
Je profite de ma présence au World Creativity Forum 2011 pour réactiver le blog.
Je prépare quelques billets suite à cette conférence.
En attendant, voici quelques photos (source = Flickr) pour vous faire patienter.
A bientôt !
Cette année encore, Pierre Morsa et Phil Waknell d’Ideas On Stage organisent 2 évènements sur l’art des présentations qui est un des thèmes de Geckonaute (et aussi un combat personnel en vue de l’éradication des présentations de m#@%$ !).
Ces 2 évènements parisiens sont réalisés en partenariat avec Garr Reynolds, l’auteur des ouvrages et du blog PresentationZen dont j’ai parlé à plusieurs occasions sur ce blog.
Je ne peux que vous conseiller ces événements pour plusieurs raisons :
- Garr est une référence dans le domaine des présentations et ses conseils sont indéniablement essentiels et il est aussi une vraie source d’inspiration.
- Pierre et Phil sont d’excellents organisateurs d’évènement donc la qualité sera au rendez-vous. Je peux en témoigner puisque j’ai assisté aux 2 conférences qu’ils avaient organisés l’année dernière (en juin & décembre), évènements avec comme invité principal… Garr Reynolds
Pour en savoir plus et s’inscrire, c’est par ici. Alors, vous irez ?
TED, dont j’ai déjà parlé et publié plusieurs vidéos sur ce blog, vient de sortir son palmarès des vidéos les plus vues. Le voici, agrémenté de mes commentaires (pour les vidéos que j’ai vues…) et enrichi de mon propre palmarès.
Les vidéos du top de TED que j’ai vues :
Sir Ken Robinson says schools kill creativity (2006) > Cette vidéo fait partie de mon top… Pleine d’humour (british…) mais le fond est là et je partage assez le constat de Sir Ken Robinson sur les défaillances de notre système éducatif qui ne favorise pas la créativité, l’initiative / prise de risque… D’ailleurs, il y a une 2ème vidéo de Sir Ken Robinson sur TED qui date de 2010 et qui explore le même sujet que je conseille tout autant. Je m’en suis d’ailleurs servie pour un billet enrichi d’une autre de ses interventions, non pas à TED mais à RSA (“the Royal Society for the encouragement of Arts”) superbement illustrée…
Jill Bolte Taylor‘s stroke of insight (2008) > Là aussi une vidéo de mon top. Impressionnante puisque Jill Bolte Taylor, spécialiste du cerveau, partage avec l’auditoire son expérience d’une attaque cérébrale qu’elle a vécue de l’intérieur. Au delà de ça, une présentation qui illustre le concept de cerveau droit / cerveau gauche…
David Gallo‘s underwater astonishments (2007) > Pour en prendre plein les yeux !
Tony Robbins asks Why we do what we do (2006) > A voir pour le style très personnel (et donc qui peut ne pas plaire à tout le monde…) de Tony Robbins et l’énergie qu’il dégage. Inspiration & motivation !
Hans Rosling shows the best stats you’ve ever seen (2006) > La aussi, une vidéo (tout comme toutes les autres de Hans Rosling) qui est dans mon top… A voir pour la façon qu’il a de mettre les chiffres en mouvement et de rendre compréhensible des tonnes de données… sans oublier l’humour et l’émotion. Donc à voir & revoir, à partager dans son milieu professionnel pour lutter contre le “death by PowerPoint” et pour ceux qui ont du mal à faire parler les nombres et les statistiques. Pour approfondir ce même sujet, je vous conseille aussi la vidéo de David McCandless.
Arthur Benjamin does mathemagic (2005) > Divertissant pour qui aime les chiffres et la magie. Pour moi qui suis nul en calcul mental, je suis toujours impressionné par ceux qui font cela si naturellement et plus rapidement que des calculatrices.
Blaise Aguera y Arcas runs through the Photosynth demo (2007) > Encore une vidéo centrée sur une technologie impressionnante et qui permet de manipuler un grand nombre d’image pour, notamment, recréer en 3D un bâtiment.
Daniel Pink on the surprising science of motivation (2009) > A voir par tout ceux qui sont en position de devoir motiver les autres (les managers ?). Dan Pink y évoque les facteurs qui motivent réellement face à des problèmes complexes et développe atour de l’utilisation de motivation pécuniaire (les bonus…) qui est, au final, contre productive. Pour savoir quelle est la bonne façon, le mieux est de visionner la vidéo ! L’intervention de Dan Pink m’avait aussi inspiré pour un billet dans lequel vous trouverez une autre version de la vidéo de TED en illustration graphique.
Barry Schwartz on the paradox of choice (2005) > Une de plus de mon top et qui a servi de support à un billet. Barry Schwartz s’attaque ici à l’idée très répandu que le choix est source de liberté et donc de bien être. Grâce à différents exemples (j’adore celui des jeans…), il démontre qu’au contraire cela crée des frustrations liées à des attentes de plus en plus importantes. Son secret pour être heureux ? “Low expectations!”. Très éclairant sur le fonctionnement de son cerveau face à un choix à faire…
Richard St. John shares 8 secrets of success (2005) > Une vidéo assez courte mais efficace sur la recette du succès.
Mon propre top (la liste complète est ici) :
Al Gore en 2006 sur la crise climatique pour plusieurs raisons. La 1ère est l’humour et l’autodérision dont fait preuve Al Gore. La 2ème est le sujet en lui-même. La 3ème est pour la présentation : sa structuration et les visuels utilisés sont vraiment exemplaires.
Dan Ariely (cité par Dan Pink dans la vidéo du top de TED et dans plusieurs billets sur Geckonaute) qui démontre à travers ses présentations et ses livres comment notre cerveau est doué pour nous tromper…
Clay Shirky (lui aussi cité plusieurs fois sur ce blog) & Howard Rheingold sur l’impact de la technologie sur notre société. Le web 2.0 a été (est) une vraie révolution, Clay Shirky le compare à l’invention de l’imprimerie par Gütenberg, et nous sommes loin d’avoir vu toutes les implications sur nos comportements. La technologie nous impose de repenser nos modes de gestion et de fonctionnement que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle.
Phil Zimbardo (attention vidéo assez dure…) sur comment l’homme peut, dans certains circonstances, devenir un monstre et Chris Alban pour contre-balancer…
Note : toutes les photos de ce billet proviennent sur site de TED.
Je vous propose, à travers ce billet, 2 outils que j’ai découverts récemment et qui font dorénavant partie de mon arsenal d’outils au service de ma présence sur Internet. Par présence, j’intègre évidemment les aspects :
J’avais, il y a environ 1 an, évoqué mon arsenal pour maîtriser mon image sur le web et celui à quelque peu évolué ces derniers temps. Yahoo Pipes y a toujours une place de premier choix (secondé par Alerti) mais mon utilisation de Hootsuite a légèrement évolué puisqu’il ne me sert plus qu’à poster manuellement des mises à jour (principalement sur Twitter, Facebook et Linkedin). J’ai donc laissé tomber la possibilité offerte par Hootsuite de publier automatiquement sur ces mêmes réseaux des mises à jour en provenance de fils RSS.
Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai eu des problèmes récurrents avec Hootsuite (interruption des publications automatiques, quasi impossibilité de publier sur LinkedIn…). J’ai donc utilisé d’autres services mais aucun ne me convenait réellement du fait de limitations…
Autres outils utilisés pour pousser en automatique des mises à jour sur les réseaux sociaux :
- Feedburner : il permet de pousser sur Twitter notamment des mises à jours à chaque billet publié mais le cadre d’utilisation est trop limité puisque Feedburner sert à publier un flux RSS de blog et que je souhaite pousser d’autres flux RSS sans pour autant avoir à passer par ce service Google.
- Twitterfeed : ce service est intéressant puisqu’il permet de publier un flux RSS sur Twitter (plusieurs comptes possibles) et sur Facebook (dont les pages Facebook). Il permet aussi de manipuler / enrichir les informations poussées en y ajoutant des filtres, préfixes ou suffixes.
Bref, j’étais obligé d’utiliser un mix de différents outils. Un vrai casse tête… jusqu’à ce que je découvre dlvr.it qui a les avantages de :
Il y a bien d’autres fonctions intéressantes dans dlvr.it…
C’est un outil très riche, le mieux est donc de le découvrir par vous même !
Vous l’avez compris, dlvr.it couvre la partie “émission” de la gestion de sa présence sur le web. Abordons maintenant l’autre volet : l’écoute / la veille.
Ifttt (If This, Then That) n’est pas un outil a proprement parlé de veille mais d’automatisation de tâches mais c’est très clairement un outil de valeur dans un dispositif de veille pour être alerté et / ou collecter de l’information.
De quoi s’agit-il ?
Le principe d’Ifttt est simple, il connecte des “déclencheurs” en entrée et des “actions” en sortie. Les déclencheurs peuvent être de nature variée :
- Mention sur Twitter
- Un email
- Un SMS
- Un chat sur Google Talk
- …
Et les actions sont du même ordre. Les cas d’usage peuvent être divers et variés et libre à chacun de se les inventer…
ifttt.com par The Next Web sur Vimeo.
Dans le cadre d’une veille ciblée sur sa présence (ou celle de son entreprise) sur Internet voici quelques exemples :
- Etre notifié de mentions sur Twitter ou de résultats d’alertes Google ou de son dispositif de veille (Yahoo Pipes met à disposition en sortie un flux RSS et c’est justement une entrée possible de Ifttt) via SMS ou messagerie instantanée. A noter qu’il est possible de filtrer les entrées sur des mots clés pour éviter d’être submergé…
- Capturer automatiquement dans Evernote ou ReadItlater ou Zootool ses trouvailles sur le web ou les résultats de son dispositif de veille.
Bonus : Ifttt est aussi utilisable pour poster sur Twitter, Facebook, Linkedin… via SMS !
Au final, 2 outils riches en fonction, gratuits et très simple d’utilisation (la réalisation est vraiment réussie). Il serait donc dommage que le veilleur amateur s’en prive !
Flanders DC (à l’origine de la venue de Seth Godin à Anvers en 2010 à laquelle Geckonaute avait assisté) organise le Creativity World Forum les 16 & 17 novembre prochains à Hasselt en Belgique.

Au programme :
- Malcom Gladwell, auteur des best-sellers blink, the tipping point et outliers et que j’ai cité à plusieurs reprises sur ce blog. Je ne l’ai jamais vu en vrai mais j’ai dévoré ces livres et j’ai pu apprécier comment il arrive à captiver un auditoire en parlant pourtant d’un sujet aussi banal que la sauce tomate.
- Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia, qui évoquera comment cette aventure a commencé et ce qui en a fait le succès. Sans nul doute des enseignements intéressants à mettre en rapport avec les différentes initiatives 2.0 que les entreprises mettent en place avec plus ou moins de succès.
- Garr Reynolds, auteur du blog PresentationZen et des ouvrages associés, dont il a été fait mention plusieurs fois sur ce blog. J’ai d’ailleurs assisté à 2 événements en 2010 (organisés par IdeasOnStage) avec Garr Reynolds en “vedette” (billet ici & là). Je ne saurais donc que trop recommander cette nouvelle occasion de le voir en Europe.
Au delà de ces intervenants principaux, il y aura bien d’autres sujets abordés.
Pour en savoir plus, c’est par là !
Delicious a été mon outil de prédilection pour gérer mes favoris, j’en ai déjà d’ailleurs déjà parlé ici et expliqué là pourquoi ce service (et d’autres) de gestion de favoris en ligne est utile.
Seulement voilà, il y a quelque temps, des rumeurs que Yahoo (propriétaire de Delicious) allaient peut-être “tuer” le service m’ont fait chercher une alternative. Depuis, les rumeurs sont devenues réalités puisque Delicious a été vendu. A priori, pas de souci quant à l’avenir de Delicious, les repreneurs souhaitent le développer, chose que Yahoo n’a jamais su/pu faire.
Toujours est-il que, quelque soit l’avenir de Delicious, je me suis remis en quête d’un outil de gestion de favoris qui auraient les mêmes caractéristiques que Delicious :
- Stockage en ligne des favoris
- Gestion de “tags” pour catégoriser les favoris
- Possibilité d’avoir des favoris privés
- Version iPhone pour accès via mon mobile
- Synchronisation hors-ligne pour un accès rapide dans le navigateur
Malheureusement, je n’ai pas trouvé un équivalent à Delicious sur tous ces points… Par contre, la solution trouvée me permet de bénéficier de fonctions supplémentaires et, cerise sur le gâteau, d’un petit bonus intéressant qui, au final, me permet d’avoir indirectement, toutes mes attentes remplies…
Diigo, une alternative intéressante
Avant d’évoquer quel service j’utilise dorénavant, voici ce par quoi j’ai commencé. Mon 1er remplaçant a été Diigo qui avait pour mérite de :
- Disposer d’un outil d’import des favoris déjà dans delicious (tout est récupéré : URL, description, tags, statut privé/public)
- Répondre à tous les points listés plus haut, sauf la synchro hors ligne…
En effet, j’utilise principalement Chrome et Firefox et il existe des extensions qui permettent de synchroniser les favoris sur Delicious dans le navigateur. C’est vraiment intéressant pour un accès rapide à ses favoris. Je n’ai trouvé aucune extension qui permette la même chose avec Diigo. Par contre, il est possible de faire en sorte de synchroniser Diigo & Delicious de sorte que tout ajout dans Diigo soit répercuté dans Delicious. Intérêt ? Avoir 2 services en parallèle pour :
- Etre prêt à tout si l’un d’entre eux disparaît
- Bénéficier des excellentes extension Delicious sur Chrome & Firefox
Pourquoi avoir quitté Diigo alors que cela correspondait, sur le papier, à mes attentes?
Tout simplement parce que je n’étais pas du tout satisfait de l’ergonomie de Diigo (extension & site) : présentation peu lisible, pas très “sexy”, recherche catastrophique… Je me suis donc remis en mode “recherche” pour trouver mieux.
Diigo a bien d’autres fonctions qui ne m’apportent rien (j’utilise d’autres services pour cela, comme par exemple Readitlater & Evernote) mais qui pourraient vous intéresser donc jetez-y un oeil, si vos attentes sont d’un autre ordre que les miennes vous y trouverez certainement une utilité.
Zootool, un superbe outil
Mes recherches m’ont amené à Zootool qui reprend, dans les grandes lignes, les fonctions de Diigo : gestion de favoris, capture de contenu, organisation, partage… avec une différence importante : la qualité de la réalisation de l’interface (web & iPhone) ! Superbe et très pratique. Tout comme Diigo, il est possible d’importer ses favoris delicious, de tagger des favoris, de gérer public/privé et de répercuter ses ajouts dans Zootool dans Delicious.
La navigation, la gestion et la recherche se font avec une facilité déconcertante et c’est là le vrai plus de Zootool par rapport à Diigo.

Une autre différence est l’intégration avec les réseaux sociaux. Zootool permet aussi de facilement partager via Twitter, Facebook… tel ou tel favori. D’ailleurs chaque utilisateur de Zootool à une page personnelle sur laquelle on peut mettre en avant ses profils sur ces mêmes réseaux.
En plus de l’utilisation pour ses favoris, Zootool permet aussi de capturer des pages, des images, des documents… Mais je n’irai pas dans cette direction car, pour l’instant, Zootool est très loin d’Evernote, mon outil de capture et de stockage de documents de référence.
Au final, je continue d’utiliser Delicious mais de façon indirecte puisque Zootool est mon outil de base. Delicious est donc un simple back-up et une façon d’avoir mes favoris hors ligne via les extensions Chrome & Firefox. En fonction des évolutions de Delicious, cela pourrait encore évoluer ! A suivre…
Ce début d’année a été très mouvementé avec beaucoup de déplacements professionnels et je dois avouer que le temps pour entretenir ce blog me manque un peu mais je ne baisse pas les bras !
Je sais que j’ai déjà écrit sur la “jargonite” aigüe mais c’est un combat sans fin… Une autre manifestation de la jargonite est le franglais qui devient de plus en plus utilisé dans le monde de l’entreprise.
Le jargon et le franglais pour établir un rapport de supériorité
Comme pour le jargon technique, le principe est d’en jeter un max pour se sentir “intelligent” face à un auditoire que l’on veut impressionner (au mieux) ou exclure (au pire). L’orateur veut ainsi démontrer qu’il maîtrise son sujet par sa connaissance de mots plus ou moins spécifiques souvent d’origine anglaise (la langue du “business”) et/ou d’acronymes.
Il s’agit en fait d’établir un rapport de force ! En utilisant un jargon technique, des acronymes ou du franglais, une personne se place en “sachant” et fait force démonstration de l’étendue de ses connaissances afin de démontrer sa présumée supériorité à celui qui, pauvre de lui, ne connaitrait pas ces mots. D’ailleurs, rares sont les personnes qui vont oser demander ce que veut dire ce qui vient d’être dit car cela sous-entendrait qu’ils n’y connaissent rien…
Finalement, il s’agit, une fois de plus, de se placer dans rapport de force, une lutte d’ego. Un mal bien français dans le rapport à autrui ! Si vous voulez décrypter comment, nous, Français, abordons ce type de rapport, je vous conseille la lecture de “Français & Américains, l’autre rive” de Pascal Baudry (dispo en téléchargement gratuit) qui a été très révélateur pour moi sur comment nous envisageons le rapport à l’autre : un “combat” et une recherche permanente de supériorité.
Le jargon et le franglais pour créer un écran de fumée
Loin de moins de faire le vieux con défenseur de la langue française, mais simplement le défenseur de la clarté des échanges. En effet, ces derniers temps j’ai reçu pas mal d’emails et participé à plusieurs réunions dans lesquels la clarté était apparemment le cadet des soucis des personnes qui utilisaient ce type de langage.
Et, bien souvent, tel ou tel mot (anglais notamment) est aussi utilisé pour créer un écran de fumée car il est bien plus facile de faire cela que d’expliquer clairement ce dont on parle car… on ne sait pas vraiment soi-même de quoi on parle !
En effet, le langage courant du “business” et du “management” regorge de mots d’origine anglaise qui illustrent des concepts / idées qui sont repris partout et souvent mis en avant par les entreprises dans leur communication interne et leur “mission statement”. Les collaborateurs s’approprient alors les mots (= le jargon) mais ils en oublient l’essentiel : le sens ! Les mots sont repris sans que chacun ne sache vraiment ce qu’il y a derrière. Il est bien plus facile de reprendre les mots directement sans chercher leur correspondance en français ou à les clarifier.
D’ailleurs qui oserait questionner sur le fait que “nous devons nous focaliser sur les people en développant leadership et empowerment afin qu’ils soient réellement accountable de la performance…”. Poser une question sur le sens de ces mots utilisés à tort et à travers reviendrait à se positionner en personne qui remet en cause l’idée derrière ces mots ou en personne ne maîtrisant pas ces mots de “base” !
Au final, les mots sont vidés de leur sens, chacun y attachant un sens plus ou moins identique et la fameuse “mission statement” qui est là pour fédérer, créer du sens se perd dans un méli-mélo d’interprétations.
D’ailleurs, ces même mots sont aussi souvent utilisés comme couperet pour éviter toute discussion ou clarification : “tu ne fais pas assez preuve de leadership donc il faut absolument progresser sur ce point…”. Là aussi, il est plus simple de se cacher derrière eux car on estime que tout un chacun les connaît (quoique…) et cela évite à avoir à élaborer et clarifier le fond de sa pensée (qui n’est pas souvent plus clair que ça…). Et libre à l’autre d’interpréter ce qui vient d’être dit, quitte à mal interpréter et se tromper… mais “too bad”, “je t’avais fais pourtant passer clairement le message et tu n’as malheureusement pas su le “leverager”…”
En conclusion, why business people speak like idiots?
Because they’re assholes!
Sad but true…