RSS : ce que cela signifie pour les utilisateurs d’Internet…
Parmi les 250 significations potentielles de l’acronyme « RSS », je m’intéresse dans ce billet à celle qui définit RSS comme « Real Simple Syndication ».
Au-delà de la définition donnée par Wikipedia, pourquoi est-ce important pour nous, utilisateurs d’Internet ? Et, en quoi est-ce un important dans l’évolution d’Internet ?
Le RSS, quels bénéfices pour nous, utilisateurs d’Internet ?
L’avantage premier des fils RSS est de permettre à tout à chacun de s’abonner au contenu d’un site. C’est-à-dire que le nouveau contenu du site vous est livré à domicile. Plus besoin d’aller voir le site pour se tenir informé.
De plus, pour lire un fil RSS, il faut un lecteur, aussi appelé agrégateur. (je vous recommande vivement Google Reader…). Même si cela peut être perçu, de prime abord, comme un désavantage (pourquoi ai-je besoin d’un outil spécifique pour lire des informations qui sont par ailleurs disponibles sur un site qui ne requiert, lui, aucun « équipement » spécifique ?), c’est, au final, un avantage.
En effet, l’agrégateur permet de consolider en un seul endroit tous les fils auxquels vous êtes abonnés. Donc au final, cela évite de se rendre sur N sites pour consulter d’éventuelles nouveautés. Les nouveautés apparaîtront « comme par magie » dans votre agrégateur, libre à vous de les lire à votre rythme. Un dessin valant mieux qu’un long discours voici une vidéo plutôt bien faite qui explique ce qu’est un fil RSS.
Comment repérer le fil RSS d’un site ? Simple, le plus souvent l’adresse du fil est signalée par une icône du type de celle située ici à droite. En cliquant dessus, on obtient l’adresse à copier dans son agrégateur (pour ce blog le fil RSS est : http://feeds.feedburner.com/geckonaute)
Grâce aux fils RSS et à un agrégateur, c’est un peu comme s’abonner à une revue pour la recevoir à domicile au lieu d’aller l’acheter à sa sortie chez un vendeur de presse…
Pourquoi c’est important, de façon générale ?
Le format « RSS » est symptomatique d’une évolution majeure d’Internet où le fond et la forme sont devenus indépendants… En effet, à l’origine, le contenu et le contenant étaient une seule et même chose. Ainsi, en consultant une page HTML on lit le contenu mais le texte source contient aussi le formatage (la forme) de la page. D’ailleurs, les premiers sites web étaient pauvres en terme de mise en forme et se focalisaient surtout sur le contenu et sur les liens entre pages (liens hypertexte). Il n’y a qu’à voir la 1ère page du web :

Par opposition, le RSS ne contient que le contenu d’un site (billets d’un blog par exemple) sous forme brute (langage XML). Il ne contient aucune information de mise en forme. Le fil RSS est illisible directement :

C’est l’agrégateur qui mettra en forme le texte, non pas avec les instructions contenues dans la page (il n’y a rien dans le flux qui serait relatif à de la mise en forme) mais en exploitant les données dans le flux (repérées par des noms de champs : description, title…). Et c’est là l’essentiel, le contenu peut alors voyager librement et n’est plus tributaire de paramètres de mise en forme, on peut l’exploiter de mille façons.
Depuis le RSS, d’autres formes d’échange de données (ou de contenu) ont vu le jour. Le but étant de faciliter l’interopérabilité entres sites / applications web. On peut penser aux fameuses API qui permettent à des sites d’interagir grâce à l’utilisation de fonctions reconnues de part et d’autre. Cela permet notamment d’intégrer des fonctions dans un site sans avoir à développer le tout de zéro (exemple : intégrer des cartes Google sur son site, etc…).
PS : cet article est dédicacé à Patrick. Patrick, c’est pour toi !
Pour partager ce billet :
Blog présentant des outils, méthodes et sources d'informations pour se simplifier la vie, être zen et accroître son efficacité personnelle.