Dans A sense of urgency, John P. Kotter explique que bien des fois il est difficile pour les entreprises de changer car elles sont trop tournées sur elles-mêmes.
(r)évolution ?
Ce nombrilisme isole les entreprises et les empêche de prendre conscience des changements à apporter.
Bien souvent cela est dû à une position dominante ; l’entreprise s’endort alors sur ses lauriers et oublie son environnement extérieur : clients, fournisseurs, concurrents… Elle peut alors stagner dans une confortable routine qui est bien plus “agréable” qu’une remise en cause permanente.
Mais voilà, un jour ou l’autre, à force de ne pas avoir changé ou su s’adapter, le retour à la réalité risque d’être brutal. Un nouveau concurrent, une évolution des besoins… feront qu’une révolution sera nécessaire. Un vrai choc ! Il serait plus efficace de faire des évolutions successives plutôt que de faire une révolution de temps en temps !
Les médias sociaux peuvent-ils aider ?
John Kotter, parmi les différentes pistes pour éviter le piège décrit plus haut, consacre un chapitre entier au thème “faire entrer l’extérieur à l’intérieur”. Par là, il veut dire de trouver des moyens d’alimenter en permanence l’entreprise en retour de l’extérieur, et notamment des clients. Cela pour éviter d’être déconnecté de la réalité et se souvenir que la raison d’être d’une entreprise est ses clients :

Comment faire pour faire rentrer l’extérieur à l’intérieur ?
John Kotter donne plusieurs pistes dont celle qui consiste à donner la voix à ceux qui sont en contact direct avec les clients : vendeurs, opérateurs des centres d’appel… Ils sont en frontal du client et sont donc en position de collecter des informations vitales. Malheureusement, comme l’a aussi souligné Seth Godin à Anvers, ces personnes sont souvent les moins bien payées, formées… dans les entreprises. Quel gâchis !
Sur ce point de “faire rentrer l’extérieur à l’intérieur”, les médias / réseaux sociaux peuvent, eux aussi, jouer un rôle important.
En effet, une veille active sur ces nouveaux médias est une façon “simple” de collecter des informations sur comment sont perçus l’entreprise, ses produits, ses services, sa relation client… Ils permettent aussi d’instaurer un dialogue : répondre aux questions, aux commentaires positifs ou négatifs, voire même d’être au centre d’une communication de crise. Et vu le poids de plus en plus important de ces réseaux / médias qui permettent à tous de s’exprimer, il va devenir de plus en plus critique de s’y attaquer pour, au final, en faire un avantage concurrentiel.
Fini de faire l’autruche ! Faisons rentrer l’extérieur à l’intérieur !
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