Un jour où l’autre, nous sommes tous malheureusement confrontés à l’une de ces situations lorsque l’on a un ordinateur : le vol, la perte ou, plus courant, la panne.
Cela est souvent synonyme de :
- perte de données et/ou de logiciels… ce qui peut fortement pénaliser son travail
- risque quant aux données confidentielles qui sont dans votre ordinateur (documents, mot de passe…)
…
Comme bien souvent, l’adage “mieux vaut prévenir que guérir” s’applique. D’autant que certaines solutions permettent de faire face à tous ces désagréments sans trop y penser… et à moindre coût. Dommage de s’en priver !
Dans cette série de 2 billets, nous verrons comment :
- Mettre en place un dispositif garantissant une restauration rapide de ses données et de son environnement de travail
- Sécuriser ses données et son matériel pour minimiser les impacts de la perte ou du vol de son ordinateur
Pour ma part, j’ai mis en place une série d’outils pour faire face à ce genre de désagréments. Bien sûr il n’y a pas de garantie à 100%, mais, à chaque fois que j’ai changé d’ordinateur, il ne m’a fallu que quelques minutes pour être à nouveau opérationnel !
Voici mon “dispositif” :

Ce dispositif comprend :
- Sauvegarde complète sur disque dur externe pour mon ordinateur personnel (Mac).
- Sauvegarde en ligne des données de travail (principalement des fichiers) avec synchronisation sur mes différents ordinateurs pour qu’ils soient tout le temps à jour.
- Utilisation de logiciels en ligne pour me passer le plus possible de logiciels installés et bénéficier ainsi d’une sauvegarde automatique (les données sont en ligne…) et pour pouvoir utiliser les mêmes outils sur Mac & PC.
- Service pour maximiser la récupération de mon ordinateur en cas de vol
Sauvegarder ses données : être toujours prêt pour redémarrer rapidement sur un nouvel ordinateur
- Sauvegarde sur disque dur externe (via réseau ou pas) : il s’agit d’une précaution de base qui est maintenant plutôt bien rentrée dans les moeurs, je ne m’étendrai donc pas sur le sujet… Un conseil toutefois, privilégier une solution où la sauvegarde se fait en arrière plan, le logiciel utilisé sauvegardant les données à intervalle régulier (J’utilise Time Machine + Time Capsule pour mon Mac). Cela évite d’avoir à penser à faire sa sauvegarde… car on oublie souvent de le faire !
- Sauvegarde en ligne : ce genre de service est de plus en plus répandu et permet de sauvegarder des données en ligne. Les données sont donc stockées sur les serveurs de la société qui opère le service. Cela peut être éventuellement un problème dans le cas de données confidentielles et que l’on ne souhaite pas que “n’importe qui” puisse y avoir accès (beaucoup de services de stockage en ligne cryptent les données qu’ils stockent justement pour cette raison). J’utilise ou ai utilisé SugarSync, Dropbox, Box.net et il en existe bien d’autres.
Sauvegarde sur disque externe ou sauvegarde en ligne ?
Je dis les 2 ! La sauvegarde sur disque externe permet de créer une copie de l’ensemble de son ordinateur. La sauvegarde en ligne ne s’applique souvent qu’à des dossiers / fichiers bien précis, donc pas à l’ensemble du système.
Mais un vrai plus de la sauvegarde en ligne est la possibilité de synchroniser les données entre plusieurs ordinateurs et ce quelque soit leur type (PC Fixe <-> PC Portable ou PC portable <-> Mac Portable ). Cela garantit un redémarrage rapide si l’un des ordinateurs venaient à rendre l’âme : les données sont à jour partout et à tout instant !
Se passer de logiciel installé : utiliser des outils / logiciels en ligne
Tout d’abord parce que cela évite d’avoir à installer / ré-installer ses logiciels lorsque l’on passe d’un ordinateur à l’autre. Mais, pour moi, les 2 principaux avantages sont :
- La sauvegarde : du fait même de l’utilisation d’outils en ligne, les données sont… en ligne elles aussi. Donc sauvegardées ! On en revient à l’idée de la sauvegarde en ligne évoquée plus haut, sauf que là, la sauvegarde est transparente et partie intégrante de l’outil utilisée.
- La disponibilité : tout service en ligne peut être accéder de partout. Il suffit d’un ordinateur et d’un accès à Internet, conditions relativement faciles à trouver.
Il existe déjà des solutions pour “virtualiser” complètement son environnement de travail (iCloud, eyeOS, Netvibes…) . Le système d’exploitation, les logiciels, les données sont tous en ligne. L’ordinateur est donc vidé de sa substance et n’est plus qu’un portail d’accès à son environnement de travail. Ce type d’application se nome “web desktop” ou “webtop” et il y a fort à parier que dans un avenir pas si lointain nous n’utiliserons plus que cela : plus de Windows, plus de Mac OS… mais nous n’en sommes pas encore là, certains désavantages étant rédhibitoires.
En attendant & pour ma part, j’utilise des services bien précis pour certaines fonctions. Les principaux :
- Logiciels de bureautique : sur ce point, je dois avouer que j’utilise principalement Microsoft Office installé sur mon ordinateur professionnel ou Open Office sur mon Mac. Dans certains bien précis (besoin de partage avec d’autres personnes ou co-édition de document), j’utilise Google Docs. Une alternative peut être Zoho qui offre aussi une gamme étendue de service en ligne qui, tout comme Google, va au delà des logiciels de bureautique et inclus des applications “business” (gestion de la clientèle, facturation, recrutement…). Pour ce qui est des logiciels de présentation, il existe d’excellentes & intéressantes alternatives à PowerPoint/Keynote : Sliderocket & Prezi sont 2 exemples.
- Gestion de projet & “to-do lists” : Remember The Milk (évoqué en détail dans un billet précédent) pour la gestion de tâches. Un outil que j’utilise TOUS les jours et à qui je dois une bonne partie de ma sérénité. Pour la gestion de projet, il existe de bonnes solutions mais souvent tarifées pour les entreprises… Pour ma part, Deskera m’a rendu quelques services.
- Agrégateur de flux RSS (pour suivre les publications des blogs qui m’intéressent) : Google Reader qui est l’un des meilleurs agrégateur en ligne dont on peut facilement améliorer l’ergonomie.
- Gestion de favoris Internet : Delicious (évoqué en détail dans un billet précédent) mais il en existe d’autres. Mes favoris sont stockés en ligne, et aussi disponible sur tous mes ordinateurs via des extensions Firefox ou Chrome mais aussi sur mon iPhone.
- Gestion de mot de passe : Passpack (évoqué en détail dans un billet précédent) me permet de stocker mes mots de passe en ligne ce qui m’évite d’avoir à m’en souvenir (à part celui de Passpack bien sûr !) ou, pire, de les avoir notés sur un bout de papier, sauvegardés dans mon navigateur Internet ou dans un fichier sur mon ordinateur.
- Gestion de documents de référence et de notes : Evernote (évoqué en détail dans un billet précédent). Evernote est un fourre-tout numérique où j’y conserve des informations utiles (capture d’écran, articles en provenance de sites web ou sous forme de fichiers PDF, recettes de cuisine de magazine prises en photos, notes…), dont je peux avoir besoin à un moment donné et que je souhaite donc conserver & organiser.
- Agenda : Google Calendar. Utilisant GMail et pas mal d’autres services Google, je me suis naturellement tourné vers Google pour la gestion de mon agenda personnel. Une autre raison étant que il existe un grand nombre de solutions pour synchroniser Google Calendar avec d’autres logiciels de mail/calendrier plus répandus en entreprise (comme Lotus Notes).
- Gestion de contacts : Funambol (évoqué en détail dans un billet précédent) grâce auquel je gère mes contacts en ligne et qui me permet aussi de les synchroniser sur différents clients email (Outlook, Thunderbird…) mais surtout avec pas mal de téléphones portables (je suis sûr que vous avez vécu ce moment pénible ou, changeant de téléphone portable ou de carte SIM, vous avez eu à retaper tous vos contacts… grâce à Funambol, c’est le genre de chose que je ne connais plus !). C’est d’ailleurs en parti pour cette raison que je n’utilise pas le service de gestion de contacts de Google…
- Mindmapping : Mindmeister permet de faire des cartes heuristiques en ligne avec le plus du fait que ce soit en ligne : la possibilité de travailler à plusieurs en même temps sur la même carte. Bluffant !
- Multi-média : pour les photos, iPhoto + Flickr (que j’ai préféré à Picasa, le service Google) pour sauvegarder mes photos en ligne et pour pouvoir les partager. Pour la musique, la sauvegarde est faite via Sugarsync, comme pour tous mes autres fichiers.

Bonus 1 : L’utilisation de services en ligne permet de s’affranchir du type d’ordinateur et de système d’exploitation que l’on a (PC et/ou Mac) en garantissant une inter-opérabilité puisque ces services sont utilisés via un navigateur Internet.
Bonus 2 : Ces applications en ligne nécessitent de travailler dans son navigateur, ce qui peut être fastidieux : gestion de fenêtres, nombre d’onglets ouverts,… Et, si le navigateur plante alors toutes les fenêtres ou onglets ouverts sont figés ou plantent eux aussi… Heureusement, il existe une solution ! Utiliser un “SSB” ou “Site Specific Browser” qui crée, à partir d’un site Internet, une sorte d’application indépendante : pour en savoir plus, voir ce billet sur Prism & Fluid.
Bonus 3 : J’imagine que certains peuvent voir le fait d’avoir des données exclusivement en ligne comme un problème en cas d’impossibilité d’accès à Internet. C’est vrai ! Mais les éditeurs des solutions en ligne ont pensé à cela. Ils mettent souvent à disposition des clients à installer sur son ordinateur pour que les données en ligne y soient aussi disponibles afin de garantir une utilisation “offline”. C’est le cas notamment d’Evernote & de Passpack. On se trouve au final avec une solution qui intègre la composante de sauvegarde / synchronisation comme évoquée plus haut pour Sugarsync !
En conclusion, ces dispositions permettent de pouvoir redémarrer rapidement sur un nouvel ordinateur en récupérant son environnement de travail (données + logiciels). Mais, le vol et la perte représentent de nouveaux défis :
- Comment protéger les données contenues dans son ordinateur pour éviter qu’elles ne tombent entre de mauvaises mains ?
- Comment récupérer son ordinateur qui a “disparu” ?
Sur ces points, des outils existent aussi. Pourquoi s’en priver ?
C’est que ne nous verrons dans le 2ème billet, à paraître bientôt…
Pour mettre ce billet de côté : (nécessite un compte