Identité numérique & recrutement : faut-il interdire Facebook aux recruteurs ? 3/3
La presse s’est fait récemment l’écho d’une “polémique” en Allemagne autour de l’utilisation de Facebook par des recruteurs qui y cherchent des informations sur les candidats qu’ils rencontrent. Avant de jeter la pierre aux recruteurs, nous avons vu dans le billet précédent qu’il s’agit plus de maîtriser son identité numérique que de bloquer l’accès à tel ou tel site à une profession.
La maîtrise de son identité numérique peut d’ailleurs être un avantage concurrentiel important pour les candidats. Mais avant d’aborder cela, une question…
Comment bien recruter ?
Attention, il ne s’agit pas pour moi de dire aux recruteurs comment faire leur job car, honnêtement, je n’y connais rien ! Ce n’est pas mon métier.
Par contre, comme évoqué par Malcom Gladwell dans “What the dog saw”, le recruteur, lors d’un entretien, à travers les questions qu’ils posent, essaye de comprendre si le candidat qu’il a en face de lui correspond au besoin de son client en termes d’expérience, formation… mais aussi en termes de comportement.
La difficulté pour le recruteur est donc d’extrapoler à partir d’un entretien relativement court si la personne correspond au job mais aussi à la culture de l’entreprise.
Pour le recruté, la difficulté est souvent de trouver la “bonne” réponse alors que bien souvent il n’y en a pas vraiment car la définition de la “bonne” réponse variera en fonction du poste ou de l’entreprise qui recrute. Autant être soi-même et si cela ne marche pas, tant pis… Il vaut mieux se rendre compte de cela au moment de l’entretien qu’une fois en place !
Exemples (tirés du livre de M. Gladwell) de questions classiques qui, au final, n’apprennent rien au recruteur :
- “Quelle est votre plus grande faiblesse ?” La seule chose que le recruteur apprendra à travers la réponse donnée est de savoir si la personne connaît (ou pas) les règles de l’entretien de recrutement. A savoir : dire une faiblesse qui ne soit pas trop importante mais qui en fait peut être interprétée comme une force… Réponse typique : “je travaille trop…”
- “Décrivez une situation dans laquelle votre travail a été critiqué. Comment avez-vous réagi ?” Réponse typique : une situation ou, certes le travail a été critiqué (pas trop…) et où finalement l’issue a été positive.
Exemples de questions qui permettent au recruteur de comprendre qui il a en face de lui et si cela correspond au besoin :
- “Lors de votre réunion d’équipe, votre supérieur critique de façon inattendue & agressive votre performance sur un de vos projets. Que faites-vous ?”
- “Vous êtes dans une situation dans laquelle vous avez 2 importantes tâches à accomplir dans des délais que vous savez être irréalistes. Vous ne pourrez faire ces 2 choses à la fois. Comment gérez-vous la situation ?”
Quel rapport avec Internet (& Facebook et tous les autres sites du même “style”) ?
Simple : l’identité numérique ! Si ce que je publie en ligne me correspond et reflète ma personnalité, mon expertise,… alors pourquoi avoir peur qu’un recruteur (ou n’importe qui d’autres) “tombe” dessus. Au contraire, il pourra se faire une bien meilleure idée de qui je suis et il pourra alors décider en meilleur connaissance de cause si mon profil colle à ce qu’il recherche.
On en revient donc au point : maîtrise de son image sur le web ! Si ce qui est sur le web me correspond, pas de problème.
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Attention, cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien publier de personnel sur des réseaux plutôt centrés sur la sphère amicale / familiale (comme Facebook) mais comprendre que Facebook ce n’est pas Las Vegas. Et si l’on dit que “
Dans son dernier numéro, 


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